The Black Crowes : Le Corbeau aussi renaît de ses cendres

Apres 7 ans d’absence studio, les Black Crowes reviennent sur les devants du marché de la rondelle avec un album haut en couleur, Warpaint.  

 

 On commençait à se demander si les Corbeaux n’étaient pas définitivement partis voler ailleurs, c’est vrai que depuis Amorica en 1994, les productions studios du groupe s’étaient quelques peu essoufflées, à part un By Your Side en 1999 qui sonnait comme une renaissance mais, arrivant dans un paysage sonore en pleine mutation, n’avait pas abouti. Warpaint en revanche, comble une longue attente et signe un apprécié retour aux sources pour le groupe. Les morceaux s’enchaînent avec une excellente cohésion, l’ensemble est tout sauf désagréable, bref on ne s’ennuie pas. L’entrée en matière, Goodbye sister of The Revolution donne d’emblée le ton général du disque, le son est chaud et la voix de Chris Robinson impressionnante de fraicheur. Le second enregistrement de l’album, et première perle de WarpaintWalk Believer Walk un blues sale, évidé, animé de manière surprenante par la guitare slide, semble presque être un oublié du splendide second opus des Black Crowes : The Southern Harmony and Musical Companion. On retiendra également des morceaux comme Wee Who See The Deep, Wounded Bird, God’s Got It ou encore Whoa Mule qui rappelle les chants traditionnels blanc du sud des Etats-Unis et le gospel. Pour peu que vous possédiez une Cadillac, Locust Street, mettra une once de Route 66, dans votre Paris-Lyon. Enfin, pour ne pas laisser les amateur de ballade en reste, les frères Robinson nous ont concocter le très efficace Oh Josephine et une splendide ballade acoustique, There’s Gold in Them Hills. On conclura à propos de cet album qu’il renoue avec le son, l’ingéniosité et l’efficacité des premiers disques, bien que loin encore des deux premières productions du groupe, c’est sans aucun doute le meilleur album des Corbeaux depuis Amorica.                              Quentin Aymonier                                                                                                                                 

~ par Quentin Aymonier le mars 15, 2008.

Une réponse to “The Black Crowes : Le Corbeau aussi renaît de ses cendres”

  1. Ah il est bien vrai que cet opus du corbeau noir n’est que réjouissant pour les oreilles. On retrouve en effet ces nappes d’orgue et cette slide si sudiste qui nous prouve que les Crowes sont bien (pour moi) les maitres de la musique americaine de ces 20 dernieres années.Peut etre pas aussi bon qu’un southern harmony and musical compagnon mais les freres Robinson nous ont gratifié ici d’un sursaut de savoir faire à l’americaine et on ne peut qu’etre heureux de la reformation du groupe qui prouve encore que dans ce monde ont peut avoir vendu plus de 20 millions d’album et etre toujours fidele à la bonne musique US que l’on aime.

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